Hier soir, alors que la nuit tombait sur Londres, je rêvassais tranquillement dans ma chambre. Après une journée accablante de chaleur, la fenêtre était ouverte pour laisser entrer un peu d’air. Je regardais sans vraiment les voir la nuit orange et la pluie tomber. J’avais tendu la main dehors pour recueillir un peu de fraîcheur. Les gouttes s’écrasaient avec lourdeur sur la véranda en-dessous et sur ma peau. L’orage grondait; soudain, un éclair illumina le ciel orangé de la ville. Et à cet instant-là, je réalisais une chose essentielle, vitale. J’étais libre. Enfin.

Libre de regarder la pluie tomber pendant des heures, libre de ne penser à rien, libre de ne rien faire, libre de tout faire. Mon travail se terminant aujourd’hui, je mets un point final (ou une simple pause) à la vie métro-boulot-dodo et aux obligations qui vont de paire. Les mois (voire les années) s’étendent devant moi, vides, ouverts, vierges, comme un canevas à peindre. Je n’ai plus qu’à saisir le pinceau et à dessiner ma vie au jour le jour, au fur et à mesure de mes envies et de mes désirs. Cette liberté est effrayante, cette liberté est incroyable et enivrante et je me jette dans ses bras sans état d’âme, sans regard en arrière. Le futur est encore à écrire, je ne sais ce qui m’attend au tournant de la route, mais je suis libre et c’est la seule chose qui compte aujourd’hui.

Quelques gouttes de pluie, un éclair, un avant-goût de la liberté et qui sait, peut-être du bonheur…

Freedom

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