Lucie in London

Je souffre d’une bougeotte indécrottable. J’ai toujours plusieurs billets d’avion réservés et une fâcheuse tendance à vouloir être ailleurs. Après avoir vécu dans quatre pays différents avant mes 25 ans, je m’apprête à partir en tour du monde pour une durée indéterminée.

Un jour, presque par hasard, j’ai atterri à Londres. Cela a été le coup de foudre dès les premiers instants. J’y vis depuis presque trois ans et ma passion pour la ville n’a cessé de grandir. J’aime Londres pour sa tolérance et ses coups de folie. J’aime Londres pour ses quartiers locaux et ses sites touristiques. J’aime Londres pour ses habitants et ses visiteurs de passage. J’aime ses parcs, ses rues toutes identiques, ses maisons de brique, ses canaux et la Tamise qui serpente au milieu de toute cela. Ses ponts aussi. J’aime ses marchés et ses festivals. J’aime son dynamisme, son sens de l’organisation et les surprises qu’elle me fait tous les jours.

Londres ne se visite pas, Londres se vit. Londres se ressent. Trois ans ne m’auront pas suffi pour la connaître vraiment, mais je suis devenue londonienne de cœur et d’âme. Tant de choses me manqueront. Boire un verre dans l’atmosphère chaleureuse du pub du coin. Rencontrer de sympathiques inconnus dans le métro. Le métro aussi me manquera. L’accent, l’humour et le flegme British également. Les parcs à chaque coin de rue. Les concerts et autres festivals. Boire du thé à toute heure et pour n’importe quelle raison. Parler anglais tous les jours. Bref, ma routine londonienne me manquera. Londres me manquera.

Qui sait, après avoir fait plusieurs fois le tour de la planète, peut-être reviendrais-je à mes anciennes amours, poser à nouveau mes valises dans la capitale anglaise ? Après tout, qui est fatigué de Londres, est fatigué de la vie…

Cet article est initialement paru dans le numéro du mois de juillet du magazine Ici Londres.

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