Et voilà, sans prévenir le jour J était arrivé. Trois ans de rêve et d’attente, six mois de préparatifs et un mois de courses dans tous les sens et la date fatidique était enfin arrivée. Cela n’a surpris personne, à part moi peut-être. Il faut dire que lorsque l’on s’est habituée à attendre, c’est devenu un statut normal et l’on ne sait plus trop pourquoi on attend, ni combien de temps encore cette fameuse attente durera.

Ce dernier mois de préparatifs a été intense. Il faut dire que l’essentiel de ma liste était à faire en ce mois d’août, vu que c’était mon seul et unique mois en France. Ce fût tout à fait faisable, mais je ne le recommande à personne. Courir dans tous les sens, avoir peu de temps pour profiter de la famille ou des amis et finalement être épuisée juste avant le départ n’est pas très drôle. Mais les habitués de la procrastination savent bien qu’il n’y a pas de remède. Ajoutez à cela mon immobilisation pendant plus de 15 jours suite à une opération de l’orteil, un autre problème de santé découvert cinq jours avant le départ et autres réjouissances, cela n’avait rien d’idéal. Mon père me poussait même à retarder la date du départ et les infirmières étaient presque d’accord avec lui. Mais à quoi bon repousser? A quelques bricoles prêt, j’étais prête… plus ou moins. Tout du moins matériellement, si ce n’est mentalement. J’ai passé ma dernière soirée (ou plutôt devrais-je dire nuit) en France à transférer photos et documents sur mon nouvel ordinateur au moyen d’une clé USB de 15 Go, mon disque dur n’étant pas reconnu par Windows 8… Ô joie! Autant dire qu’à 4h du matin, j’ai jeté l’éponge et ai décidé de partir sans musique et vidéos.

Le grand départ7 septembre, le jour J – La nuit fût très courte et le lever matinal pour un départ de la maison à 7h du matin. A l’aéroport, un petit-déjeuner partagé avec famille et amis et il fût temps de partir. Le salon classe affaires de Bordeaux est une bonne blague, où trois cocas se battent en duel… Heureusement que le brunch en classe affaires de British Airways rattrapa la donne, me permettant de commencer ce voyage avec classe et tout en confort. Mon premier vol étant pour Londres, je ne réalise pas vraiment qu’une grande aventure m’attend et que je fais mes au-revoir pour longtemps. Prendre un vol pour Londres est pour moi une routine…

Brunch classe affairesA Londres, je partageais donc une après-midi et un pique-nique avec des amis, avant de partager un bon restaurant thaï avec mes anciens colocataires et une amie proche. Une parfaite première journée de tour du monde auprès de gens qui me sont très chers. Je ne les remercierai jamais assez pour cette première belle journée.

Dîner entre amisEt puis à 22h, il fût temps pour moi de prendre la route de l’aéroport de Luton (peut-être le pire aéroport de Londres) pour y passer la nuit avant mon vol matinal. Autant dire que la nuit fût peu plaisante, peu reposante et fraîche. Quel soulagement à 7h du matin de monter dans l’avion Easyjet et de m’endormir comme une souche pendant les deux heures et demie de vol. Comme quoi, mon tour du monde sera fait de contrastes: un premier vol en classe affaires, un second à dormir à l’aéroport…

Dure nuit à l'aéroport de Luton

A ce stade-là, j’étais complètement au radar, ayant probablement dormi trois heures dans les dernières 48h. Mon orteil était douloureux et je songeais surtout à tout faire pour avoir moins mal. Autant dire que j’avais beaucoup de mal à penser au voyage à venir et à être excitée. Les besoins dormir et avoir moins mal avaient pris le pas sur tout le reste. Je suis un peu déçue d’être passée à côté de ce moment, mais que voulez-vous… les circonstances sont ce qu’elles sont.

8 septembre, 9h30 heure locale – Nous survolons l’océan et des oiseaux blancs virevoltent gaiement au-dessus de l’eau bleue. Nous survolons ensuite l’Islande, le pays de la glace. Les nuages sont bas et les paysages lunaires. Cela promet! Un atterrissage en douceur et un premier contact avec un aéroport fait de bois et de verre, très agréable, à la scandinave. Je récupère ma voiture de location et je prends la route. Je suis toujours épuisée, mais la route s’étend à l’infini devant moi. Un grand sourire se dessine sur mes lèvres. Le voyage commence…

L'appel de la route

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