Voyager à Bruxelles après les attentats…

J’ai entendu la nouvelle des attentats à Bruxelles, par un matin ensoleillé à Sao Paulo. Je prenais mon petit-déjeuner à mon auberge de jeunesse et la petite notification de mon application Le Monde était apparue en haut de mon écran de téléphone. Depuis les derniers attentats à Paris, j’ai installé cette application sur mon téléphone, pour ne pas passer à côté de quelque chose, mais chaque fois que je vois les notifications, mon cœur se serre. Pourtant, il y a tout type de notifications. Mais bien trop souvent, c’est un attentat.

Je me souviens de la veille, où j’avais discuté de manière véhémente du Brexit avec un Anglais. Cela me revint à l’esprit à ce moment-là. Vraiment, les britanniques veulent abandonner l’Europe à ce moment-là ? Ce jour-là, j’avais plus peur de me rendre à Bruxelles pour une conférence de blogueurs de voyage, que d’arpenter les rues de Sao Paulo, une ville Brésilienne qui a pourtant une sacrée réputation. Ce sentiment est vite passé, mais je l’ai eu en tête et c’est révélateur.

Quelques jours plus tard, j’étais téléportée en Europe, plus de six mois après mon départ, près de six mois après les attentats de Paris. A Milan, rien de neuf sous le soleil et la vie y semblait aussi douce qu’aux confins de la Patagonie. A Paris, c’était déjà une autre histoire. La grisaille parisienne, le métro, l’humeur exécrable des parisiens n’a jamais donné bonne réputation à la ville. J’ai eu l’impression que c’était dix fois pire cette fois-ci. Les visages fermés, les regards accusateurs, une mauvaise ambiance palpable. Et bien sûr, ce plan vigipirate renforcé. Vigipirate, cela fait 15 ans que l’on vit avec. C’est aujourd’hui un autre niveau. Peut-être qu’en vivant les changements au jour le jour, on s’adapte plus facilement. Revenir brusquement et tout se prendre en pleine face, c’est autre chose. Les militaires, les caméras de surveillance, les fouilles constantes à chaque entrée de magasin, à chaque bureau, les petits panneaux qui parlent de mesure de sécurité, les portes condamnées, les nouvelles mesures de sécurité… Nous sommes en guerre et ça se voit.

Voyage en bus à Bruxelles

Entre blogueurs de voyage, en route pour Bruxelles

Voyage en bus à Bruxelles

Après ça, il était tant de partir et de voyager à Bruxelles 10 jours après les attentats. C’était un peu Paris puissance 10 pour moi côté choc. Les fourgons blindés postés devant la gare, que je voyais depuis la fenêtre de mon hôtel, les militaires, les patrouilles, le métro fermé le soir, l’aéroport fermé, les rues trop vides, trop tranquilles, la manifestation nazie le jour de notre arrivée, ce jeune adolescent qui fait une blague d’humour noir et de sac abandonné, le monument, les fleurs, la pauvreté dans la rue. L’Europe a changé, mon Europe saigne et je saigne avec elle. A chaque nouveau changement que je voyais, chaque petit détail, chaque mitraillette ou fourgon blindé, je me prenais un coup de poing dans le cœur.

En gare de Bruxelles-Midi

Pourtant, malgré tout, même si c’est difficile pour moi de m’adapter à cette nouvelle normalité, il n’a jamais été question d’annuler mon voyage en Europe ou en Belgique. La menace terroriste est partout, elle n’est nulle part. Il ne sert à rien d’avoir peur, il ne sert à rien d’annuler son voyage, il faut continuer à vivre pour ne pas qu’il gagne. Et tout simplement parce que la vie continue.

J’étais heureuse de retourner en Belgique pour la troisième fois, à la découverte de Bruxelles, de Oostende et de sa culture. C’est un beau pays, où il y a beaucoup à découvrir et j’espère pouvoir y retourner plus longuement un de ces jours. Et j’espère que vous irez aussi y faire un tour cette année!

Bruxelles, c’était aussi pour moi les retrouvailles avec de nombreux amis blogueurs, des rencontres avec certains. Ces salons de blogueurs sont toujours de grands moments, où de belles amitiés naissent. Il faut dire que les blogueurs de voyage sont ceux qui me comprennent le mieux, que ce soit pour le voyage ou pour le côté professionnel. Et puis, même si on se voit peu, des liens forts se créent et on est toujours heureux de se revoir, même si ce n’est qu’un an plus tard.

Instant doudou entre blogueurs à Bruxelles

L’émotion était toutes ses formes, car je donnais ma première conférence, au sujet de Pinterest. Cela s’est très bien passé, mais autant dire que j’étais stressée les premiers jours, jusqu’à l’heure dite !

Présentation du blog Voyages et Vagbabondages pour le Trophée We Are Travel

Et puis, un autre petit stress de dernière minute, puisque j’ai été l’une des 5 nominées finalistes au Trophée We Are Travel. Nous avions une petite présentation du blog à faire devant un amphithéâtre de 300 personnes… et à ce moment-là je n’ai clairement pas su gérer le stress ! Cela ne s’arrête pas là, puisque lors de la soirée de gala, j’ai remporté le 2e prix du Trophée. C’est un grand honneur et j’ai encore du mal à croire à tout le chemin que j’ai parcouru depuis le début. Le travail de cette année a payé et je suis fière du travail accompli.

Trophée We Are Travel 2e Place 2016

Enfin, Bruxelles, cela a été des au revoir. Encore une fois. On s’habitue à dire au revoir, on s’habitue à ne pas s’attacher. En quittant mon hôtel, mercredi matin, j’avais le regard tourné vers mes prochaines destinations et le sourire aux lèvres. Mais quelques heures plus tard, ils me manquaient déjà. Tous. Tous ces blogueurs, plus foufous les uns que les autres, plus attachants les uns que les autres.

Bruxelles, ce fût des larmes, de la peur, du stress, de la joie, de la fierté, de l’amitié, de la passion, de l’humour, du rire et bien plus encore. Merci Bruxelles, c’est promis, je reviendrai.

Découvrez mes bonnes adresses logement à Bruxelles pour tous les budgets


Partage et épingle cet article sur Pinterest:

Bruxelles tout en émotions, dix jours après les attentats

Et vous, vous allez quand à Bruxelles?

Opt In Image
Abonne-toi à la Newsletter
Ne manque jamais les nouveaux articles et les actualités du blog