Auto-stop, brouillard et plages de sable blanc

Une semaine dans les île Orcades – Carnet de route – Suite

Pour lire le début de mes aventures dans les îles Orcades

IMGP2040 300x225 Auto stop, brouillard et plages de sable blancAu matin, le brouillard enveloppait les îles et la vue sur la baie était complètement bouchée. Dommage. Un délicieux petit déjeuner m’attendait dans la cuisine, avant que je ne prenne la route. J’avais prévu une randonnée sur les falaises le long de la côte, mais par un tel temps, cela ne semblait pas vraiment raisonnable. Je décidais donc de marcher quand même, mais le long de la route. Les routes ne sont jamais bien grandes dans les Orcades et il y a peu de circulation, ce n’est donc vraiment pas un problème. Je venais tout juste de commencer à marcher lorsqu’une voiture s’arrêta et un vieil homme me demanda si je voulais qu’il m’emmène quelque part. L’homme avait l’air sympathique et m’empressais de dire oui! Ce fut finalement ma première expérience d’auto-stop.

L’homme (je n’eut pas le temps de demander son nom) possédait un B&B dans le coin avec sa femme et vivait une vie tranquille dans les îles depuis plus de 20 ans. Tous les jours, il emmenait ses chiens en ballade pendant une heure et se dirigeait donc aujourd’hui vers Birsay pour la ballade quotidienne. Birsay, c’est justement là où je me rendais ce matin là et ma randonné de trois heures, se transforma en 15 minutes de voiture… Il me déposa devant le Brough de Birsay, une île seulement accessible à marée basse. La marée n’était pas du tout propice et j’avais trois bonnes heures à tuer devant moi. L’occasion de se balader dans les environs, d’aller observer de près un os de baleine et de bouquiner avec vue sur la mer. Lorsque la marée fut basse, j’entamais la traversée. Nous avions 6 heures devant nous. Le temps de visiter les ruines d’un village Picte (IXe siècle) et de parcourir l’île à la recherche de macareux et autres oiseaux. L’île en soi n’a rien de particulier, mais les oiseaux y vivent tranquillement et j’ai pu apercevoir un mignon macareux! Heureusement, aucune autre attaque d’oiseaux à signaler.DSCF0658 1024x768 Auto stop, brouillard et plages de sable blanc

Le reste de l’après-midi se passa tranquillement entre la visite des ruines d’un palais moyen-âgeux et la dégustation de gâteaux dans un salon de thé avec vue sur le Brough. Les gens dans le village étaient adorables et m’ont beaucoup aidé pour savoir où et quand prendre le bus. Le bus me ramena donc ce soir là à Kirkwall, où Sweyn et Jenny, mes hôtes couchsurfing m’attendaient avec un bon repas. Là encore, ils ont une très belle et confortable maison avec une belle vue sur le port et un chien et deux chats. Tous deux sont adorables et nous avons bien papoté.

Le jeudi matin, je me lève très tôt pour prendre un ferry. 7h40 départ de Kirkwall pour une île au Nord de l’Archipel, Sanday. Sanday est connue pour ses plages de sable blanc, son eau bleue turquoise et ses loutres et phoques. Malheureusement, le brouillard était encore là et m’empêcha de voir quoi que ce soit. Cela ne me découragea tout de même pas et avec un vélo de location, je partais à la conquête de l’île pendant plusieurs heures. Je ne suis pas une habituée du vélo et ce n’est pas mon mode de transport préféré. La selle me faisait mal, le vélo n’étaitt pas du tout adapté et je me suis débrouillée pour tomber dans un fossé et dans les orties… Quoiqu’il en soit, c’est une bonne manière de parcourir de la distance. Mais je préfère marcher, pour pouvoir m’arrêter prendre des photos et contempler le paysage lorsque je le souhaite. Ce jour-là, j’ai pu voir une tombe néolithique et la campagne dans la brume. J’avais prévu de voir un bateau allemand échoué, mais la marée n’était pas propice; un phare, mais le brouillard cachait tout; des phoques sur la plage, mais je n’en ai vu qu’un batifoler dans l’eau; un village abandonné, mais il était tellement abandonné que je ne l’ai pas trouvé dans le brouillard; un bateau viking, mais après six heures de vélo, je n’avais plus de force pour y aller. J’avais aussi prévu de me prélasser sur les plages de sable blanc et de me baigner. Je crois que Sanday n’a pas voulu que je découvre ses mystères et sa magie. Dans la soirée, le soleil s’est levé, mais j’étais trop épuisée et ne suis pas allée bien loin. J’ai passée la soirée à lire tranquillement à l’auberge de jeunesse.DSCF0731 300x225 Auto stop, brouillard et plages de sable blanc

Vendredi, mon dernier jour dans les Orcades. Le soleil brille et je dis au-revoir à Sanday. Je reviendrai. Le trajet en ferry est agréable et encore une fois je prends le soleil sur le pont en admirant les différentes îles de l’archipel. Je retourne à Kirkwall pour visiter le musée des Orcades et en apprendre plus sur l’histoire des îles.

Samedi matin, je reprends la route. Le temps est mauvais et la mer est houleuse. Le trajet en ferry n’est pas très agréable. La pluie tombe sur l’écosse et je découvre Inverness sous un temps gris. Le voyage est plus long qu’à l’aller et la présence de 7 enfants et bébés dans le bus, et d’un passager qui fume dans les toilettes et est arrêté par la police n’aide pas… Je suis maudite.

Arrivée à Londres, je reprends le rythme effréné de ma vie de citadine. Mais j’ai toujours l’esprit dans les Orcades. Je n’oublierai pas ces îles et j’y retournerai un jour, c’est promis…

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 Auto stop, brouillard et plages de sable blanc

Lucie Aidart

Voyageuse et rêveuse, Lucie a vécu en Suède, au Canada, ainsi qu'à Londres pendant plus de trois ans. Elle est partie en tour du monde à l'automne 2013 sans itinéraire ou date de retour. Elle partage sa passion du voyage et de l'évasion, ses découvertes et ses rêves sur le blog Voyages et Vagabondages. Pour en savoir plus>>

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