The Breakfast Club, Londres, Pancakes

Je profite de Londres et tout ce qu’elle à offrir (pancakes! ) avant de partir

Dans 5 mois, je prendrai l’avion pour Londres, pour un tour du monde d’une durée indéterminée et sans itinéraire. Je devrais être en panique ou complètement surexcitée. Je ne suis ni l’un ni l’autre pour l’instant. 5 mois, c’est long quand on y pense, mais cela peut aussi être très court. Après ces années d’attente, je ne me rends pas vraiment compte que la date fatidique du 7 septembre approche à grand pas et que ce voyage, ce rêve, va enfin devenir réalité.

Si je devais résumer mon état d’esprit à l’heure actuelle, c’est que je ne me rends absolument pas compte que ma vie va changer du tout au tout dans quelques mois. Je pense que je mettrais du temps à me rendre compte de tout cela. Même lorsque j’aurai fait ma valise ou que j’aurai pris mon premier vol. Même après ma journée à Londres et ma semaine en Islande. Ce sera après tout cela, bien après. En attendant la réalisation, je continue de rêver. Je vis toujours ma routine londonienne et pour l’instant peu de choses ont changé. J’ai mes premiers billets d’avion en main, je suis vaccinée contre tout un tas de maladies effrayantes et je commence peu à peu à vendre mes affaires superflues. Avec les amis et la famille, on parle de quand je ne serai pas là, de ce que je vais faire sur la route, de ce qu’ils feront en mon absence, qu’ils vont me manquer, que l’on se retrouvera à l’autre bout du monde pour quelques semaines, mais rien de tout cela ne semble réel. Je lis des guides touristiques sur mes premières destinations, je continue à rêvasser et à surfer sur le net à la recherche de bons plans et de choses à faire. Il n’est pas forcément facile de se concentrer au travail, surtout lorsque l’on sait qu’il ne me reste quatre mois au bureau.

Je suis dans une sorte de bulle, dans un entre-deux. Ma routine n’a pas beaucoup changé, mais je commence à faire des préparatifs qui présagent de grands changements. Je ne suis pas encore partie, mais je ne suis plus vraiment là non plus. Je reste parfois figée, dans mes préparatifs, sans savoir par quel bout commencer. C’est tellement plus simple de rêver le voyage que de s’attaquer à la longue liste de choses à faire avant de partir. Pourtant, il faut s’y mettre, le temps passe bien trop vite. Même si je tente de profiter de Londres et de l’Europe au maximum, j’ai l’impression de ne plus être vraiment là, d’être à l’ouest, comme l’on dit si bien. Dans ce cas-là, cela est même très approprié car ma tête et mon cœur sont déjà en Islande, aux États-Unis, en Colombie et bien plus loin encore. J’ai du mal à me concentrer, sur mon travail et sur ma vie actuelle, mais je fais du mieux que je peux. Je crois que je n’ai jamais eu autant la tête dans les nuages. Et ce n’est pas peu dire, mes parents vous le confirmeront.

Je suis dans une sorte de bulle, dans un entre-deux. Je ne suis pas encore partie, mais je ne suis plus vraiment là non plus.

Hâte de partir? Évidemment. J’ai hâte de partir depuis plus deux ans, et sur ce plan-là, rien n’a changé. En rentrant de Croatie le week-end dernier, je me suis demandée pourquoi je n’étais pas déjà sur la route. Impatiente, moi? Mais je commence aussi peu à peu à réaliser ce que je laisse derrière moi, Londres, cette ville dont je suis tombée amoureuse, les amis et la famille. Ils vont continuer de vivre pendant que je vivrai mon rêve. Mariages, enfants, nouveaux boulots, soirées et bien plus encore. Je vais rater tout cela. Et si ils m’oubliaient? C’est un peu le revers de la médaille. On ne peut pas mettre tout le monde dans sa valise, surtout lorsqu’on aime voyager en solo. Bien sûr, je sais que j’ai fait le bon choix et je voudrais que le temps passe vite, vite et encore plus vite pour pouvoir déjà partir. Je ne serai vraiment heureuse et satisfaite que je lorsque je serai sur la route, même si j’aurai sans aucun doute un pincement de cœur en pensant au passé et à tous ces gens que je laisse derrière moi. J’ai fait mon choix. J’ai choisi d’être heureuse loin de miens, plutôt que malheureuse auprès d’eux.

Allez, cinq mois avant le départ, bring it on!

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